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Des émissions, des documentaires et des spectacles

« LA FABRIQUE DU MENSONGE »


À travers 80 000 tweets, ce documentaire décrypte la stratégie de communication d’Elon Musk et la façon dont un récit numérique peut devenir un outil de pouvoir.

Les équipes de La Fabrique du mensonge ont analysé des milliers de messages publiés par Elon Musk. Derrière la provocation ou l’humour, se dessine une mécanique : celle d’un homme qui modèle sa propre légende à coups de mots, d’images et d’algorithmes. Le documentaire montre comment, à l’ère des réseaux, la frontière entre influence et manipulation devient floue.

Quand la parole fabrique la réalité

Plus qu’un portrait de l’entrepreneur, La Fabrique du mensonge interroge la puissance du récit contemporain. Chaque tweet, chaque photo, chaque post s’ajoute à une construction de soi publique, savamment entretenue. Ce que nous lisons n’est plus seulement une opinion : c’est une stratégie. La parole fabrique la réalité.

Le documentaire évite le sensationnalisme. Il observe, décortique, met en perspective. Derrière Musk, c’est notre propre rapport à la narration qui est questionné : pourquoi croyons-nous à certaines histoires ? Pourquoi avons-nous besoin de héros, même lorsqu’ils nous inquiètent ?

Je me suis demandé quand nos récits ont cessé de raconter le monde pour commencer à le fabriquer.

La Fabrique du Mensonge – Elon Musk : la conquête du pouvoir en 80 000 tweets
Un documentaire France TV. A voir ici.

« MISTER NOBODY CONTRE POUTINE »

Il y a des documentaires qui ne se regardent pas comme les autres. Parce qu’ils montrent, concrètement, ce que l’on croit comprendre de loin. Parce qu’ils donnent un visage, une voix, une scène quotidienne à des mécanismes historiques que l’on pense réservés aux livres.

Mister Nobody contre Poutine raconte l’histoire de Pavel Talankin, employé vidéaste dans une école en Russie. Son travail, au départ, est simple : filmer les élèves, les fêtes, le quotidien scolaire. Mais en 2022, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine, son rôle bascule. Sa caméra devient un témoin.

Dans la petite ville industrielle de Karabach, l’école se transforme peu à peu en relais de propagande. Des consignes venues du Kremlin imposent aux enseignants un discours officiel sur “l’opération militaire spéciale”. Les cérémonies du drapeau deviennent rituels. Des enfants de huit ou dix ans apprennent par cœur des analyses géopolitiques qu’ils n’ont ni le recul ni la maturité de comprendre.

Le documentaire capte cela avec une précision glaçante : non pas l’idéologie dans l’abstraction, mais son installation dans les gestes, dans les classes, dans les mots répétés.

Ce film m’a ramenée au roman La Vague de Todd Strasser. On ne comprend jamais totalement ces mécanismes tant qu’on ne les voit pas à l’œuvre, dans le quotidien, dans la banalité.

Le réalisateur le dit lui-même : à force de visionner ces images pour le montage, il finissait par ne plus être choqué. Et c’est peut-être cela, le plus inquiétant : cette capacité humaine à s’habituer.

Mister Nobody contre Poutine est un documentaire nécessaire, à voir notamment avec des adolescents. Parce qu’il ouvre une discussion essentielle sur l’esprit critique, sur la fabrication du récit, sur ce que l’école transmet, et sur la manière dont une société peut basculer.

Ce film rappelle que la propagande n’est pas seulement une idée. C’est une pratique. Et que regarder lucidement, c’est déjà résister.

A voir ici.

« LE CENTENAIRE DU NEW-YORKER »

Je regarde toujours avec grand intérêt les couvertures du New Yorker. Il y a dans ce magazine une manière unique de raconter le monde, souvent avec un dessin avant même les mots. C’est d’ailleurs par l’illustration que je suis entrée dans cet univers, grâce à Sempé, dont le travail m’a longtemps accompagnée.

Aujourd’hui encore, je retrouve avec plaisir certains illustrateurs du journal, comme Will McPhail, dont les dessins prennent parfois la dimension de récits à part entière.

Ce documentaire, consacré aux cent ans du New Yorker, ouvre les portes d’une rédaction devenue mythique. On y traverse des décennies de journalisme, de création, d’exigence éditoriale. Le film rappelle aussi quelques enquêtes et reportages qui ont marqué l’histoire : l’enquête sur Harvey Weinstein en 2017, ou ce texte bouleversant de John Hersey en 1946 sur Hiroshima, écrit non comme un simple article, mais comme un long récit, presque un roman de témoignages. Une forme nouvelle de journalisme, qui a inspiré bien d’autres voix ensuite.

Ce que l’on comprend surtout, c’est la place essentielle d’un tel média dans nos sociétés. Le New Yorker incarne un contre-pouvoir, une ligne tenue dans le temps, une fidélité à la nuance et à la complexité. À l’heure où tout s’accélère, où l’information se fragmente, ce documentaire rappelle l’importance du regard long.

C’est aussi un message adressé aux jeunes lecteurs, à ceux qui construiront le monde de demain : le journalisme, lorsqu’il est exigeant, sensible, rigoureux, reste irremplaçable.

Il y a des couvertures, des articles, des récits qui traversent un siècle parce qu’ils savent regarder. Et peut-être que, plus que jamais, nous avons besoin de ces regards-là.

A voir sur Netflix.

« IL ETAIT UNE FOIS LE TRIOMPHE DE LA FANTAISIE »

J’avais besoin de rêver, mais aussi de regarder le monde en face.
C’est peut-être cela, la force de la fantasy : offrir des mondes parallèles qui ne fuient pas la réalité, mais qui la transforment, qui la déplacent, qui la rendent habitable.

Il était une fois le triomphe de la fantasy retrace l’histoire d’un genre longtemps considéré comme une simple échappée, alors qu’il est devenu, au fil du temps, un miroir puissant de nos peurs, de nos désirs et de nos combats.

Le documentaire explore les grandes terres de cet imaginaire : la littérature, les jeux de rôle, les jeux vidéo, la musique, le cinéma, les séries. Il dessine une cartographie sensible d’un monde né au XIXe siècle, en réaction à l’industrialisation, lorsque certains artistes, comme William Morris, rêvaient déjà d’un ailleurs sans machines, peuplé de folklore et de nature vivante.

Puis viennent les figures fondatrices : Conan dans les revues populaires, Tolkien et ses contrées immenses traversées par la guerre, le mal, la fraternité, la conscience du paysage. La fantasy devient alors un langage, une manière de raconter autrement ce que l’histoire fait aux hommes.

Plus tard, elle se propage dans la musique, dans les jeux de rôle, dans les univers où les lecteurs deviennent acteurs. Donjons & Dragons, Zelda, Final Fantasy : autant de portes ouvertes vers des aventures intérieures autant qu’épiques.

Le cinéma et les séries amplifieront encore cette puissance collective : Le Seigneur des anneaux, Harry Potter, Game of Thrones… La fantasy devient phénomène, non parce qu’elle détourne du réel, mais parce qu’elle permet de le relire.

Car aujourd’hui, ces récits continuent de se réinventer. La crise climatique, les questions de diversité, les bouleversements sociaux traversent désormais ces mondes imaginaires. Les créatures fantastiques deviennent parfois les consciences de notre rapport à la nature, les héroïnes prennent d’autres places, les mythes se déplacent.

Ce documentaire est une célébration de l’imaginaire, mais surtout un rappel : la fantasy n’est pas un refuge hors du monde. Elle est un havre créatif où passé, présent et futur se mêlent pour nous aider à tenir debout.

Il y a des récits qui inventent des mondes, non pour nous éloigner du nôtre, mais pour nous apprendre à le regarder autrement.

A voir ici.

« SEXO TRUCS »

Alors que les enfants sont de plus en plus jeunes, confrontés à des images qui façonnent leur rapport au corps, aux émotions et à la sexualité, la série Sexotrucs cherche à leur donner quelques clefs pour les préparer à décrypter les idées reçues auxquelles ils seront bientôt confrontés.

Cette mini-série sera une ressource précieuse aussi pour les parents démunis face aux questions de leurs enfants.

Conçue avec une psychologue pour les enfants de plus de 9 ans et diffusée sur Lumni, cette mini-série aborde sans tabou des questions essentielles.

En 20 épisodes de 3 minutes, elle transmet avec poésie des savoirs clés pour aider les enfants à se sentir bien dans leur cœur et leur corps.

« LE PLUS CELEBRE DES BAISERS »

Plongeant sous la surface du « Baiser », qui compte parmi les oeuvres les plus reproduites au monde, ce documentaire explore, en compagnie d’éminents experts, le parcours de Gustav Klimt (1862-1918) dans la Vienne du tournant du XXe siècle.

Cette flamboyante toile de format carré, peinte vers 1908, fait partie des tableaux les plus admirés au monde.

Au sein de la Sécession viennoise, mouvement d’avant-garde qu’il cofonde en 1897, Klimt, lui-même fils d’orfèvre, prône l’abolition des barrières entre beaux-arts et arts décoratifs. Si son talent de portraitiste est prisé de la haute société, certaines de ses compositions, à l’érotisme assumé, suscitent le scandale.

Le baiser puise à différentes sources (mosaïques byzantines, Art nouveau, mythologie grecque, art japonais) et marque l’apogée de son « cycle d’or ».

Mais que cachent ces amants enlacés au bord de l’abîme, devenus un symbole de l’amour éternel ?

« APPRENDRE »

Claire Simon nous invite dans une école élémentaire d’Ivry-sur-Seine pour un voyage au cœur de l’apprentissage. Loin des statistiques et des discours pédagogiques, la réalisatrice pose son regard sur le quotidien des élèves et des enseignants.

Sans commentaire ni interview, le film nous immerge dans une classe où la diversité règne.

Les enfants, avec leurs joies, leurs peines et leurs différences, sont au centre de l’attention. On les voit jouer, apprendre, grandir, et construire ensemble un monde dans lequel la tolérance et le respect sont les maîtres-mots.

« Apprendre » est bien plus qu’un simple documentaire sur l’école. C’est une ode à l’enfance, à la curiosité et à l’envie d’apprendre. Le film nous rappelle l’importance de l’école comme lieu de socialisation, de construction de soi et d’ouverture sur le monde.

« L’ARMEE DES ROMANTIQUES »

Le romantisme, période culturelle vibrante du XIXe siècle, marque un tournant où la raison héritée du Siècle des Lumières laisse place à un individualisme audacieux et moderne.

Victor Hugo, George Sand, Charles Baudelaire, Frédéric Chopin, Eugène Delacroix, mais aussi Berthe Morisot et Édouard Manet figurent parmi ces personnalités qui ont brisé les carcans classiques avec leurs plumes ou leurs pinceaux.

Leurs combats pour l’art, la liberté et la justice sociale, profondément romanesques, continuent de faire écho dans le monde d’aujourd’hui. La série racontée par la voix captivante de l’actrice Cécile de France nous montre à travers cette fresque, mêlant engagement artistique et passion politique, comment ces jeunes talents, pressés de réveiller une société figée, ont redéfini les codes d’un monde en quête de renouveau.

J’ai été happée par cette série et son format original, passionnant et ludique, elle m’a donné envie de relire les grands classiques de la littérature. Je vous la recommande chaleureusement ; à voir en famille.



« ARTE CONCERT »

Sur cette chaîne, vous pourrez profiter de l’actualité culturelle ou de spectacles plus anciens : cirque, ballet, concert, une fenêtre vous ait grande ouverte pour découvrir en famille des spectacles gratuits. Regarder ce que vous aimez et explorer vers ce qui vous ai inconnu et inattendu.

A découvrir ici.



« LE DESSOUS DES CARTES« 

Le dessous des cartes décrypte les enjeux de notre monde contemporain au moyen de cartes géographiques. 

A découvrir ici.



« POINTS DE REPERES »

Chaque épisode nous fait vivre un événement clé, un carrefour de notre Histoire où le monde bascule d’un côté ou de l’autre. Avec des reconstitutions créées par de la réalisation 3D, chaque histoire est racontée en séquences et en uchronies, donnant une nouvelle perspective du présent.

Connaitre le passé, c’est anticiper l’avenir.

A découvrir ici.



« CHERCHEZ LA FEMME »

Déroulant les grands chapitres de l’Histoire de l’Homme, Denis Podalydès prête sa voix à un narrateur qui voit surgir les silhouettes en papier de toutes ces femmes oubliées. Les trente épisodes de cette série en stop motion remettent en lumière leurs parcours, en exposant les raisons de cette occultation.

A découvrir ici.



« HUGO DECRYPTE »

A retrouver sur Youtube, Instagram et Tiktok. Chaque jour du lundi au vendredi, un résumé de l’actualité du jour.

A découvrir ici.



« VRAI OU FAKE »

A retrouver sur le site de France info, des courtes vidéos qui amènent a se poser des questions pour décrypter le vrai du faux dans l’actualité.

A découvrir ici.



« L’EFFET DOMINO »

La série documentaire raconte quatre histoires de personnes dont la vie a été bouleversée à la suite d’un post sur les réseaux sociaux. De l’Allemagne à la Cisjordanie en passant par la France, les réseaux sont une caisse de résonance pour les débats qui agitent la société.

A découvrir ici.



« LES GRANDS DISCOURS »

De Martin Luther King à Robert Badinter, en passant par Simone Veil… Décrypter le contexte d’une époque, la réalité du discours et les questions qu’ils posent encore aujourd’hui.

A retrouver ici.

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